Thursday, 21 May 2009

Le président Bongo hospitalisé


Le président Bongo hospitalisé en Espagne dans un état grave

AFP - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 73 ans dont 41 ans au pouvoir, est hospitalisé dans une clinique privée de Barcelone (nord-est) où il reçoit un traitement médical, a confirmé jeudi le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos.

"Je peux seulement vous dire qu'il (M. Bongo) est en Espagne où il reçoit un traitement médical dans une clinique de Barcelone", a déclaré M. Moratinos à la presse, lors d'un voyage à Sarajevo.

Auparavant, des sources concordantes en Espagne et en France avaient indiqué à l'AFP que le président Bongo était hospitalisé dans une clinique privée de Barcelone (nord-est) dans un état jugé sérieux.

Le doyen des chefs d'Etats africains a été hospitalisé il y a une dizaine de jours à la clinique privée Quiron de Barcelone et souffre d'un cancer intestinal, a notamment indiqué à Madrid une source bien informée ayant requis l'anonymat, sans préciser s'il avait été opéré.

Le journal catalan La Vanguardia a donné la même information jeudi matin dans son édition en ligne, soulignant que M. Bongo souffre d'une "grave tumeur" sans autre précision.

Le journal a cité Miguel Angel Moratinos, qui aurait indiqué à un de ses journalistes que le président gabonais "va très mal".

Selon la source interrogée à Madrid par l'AFP, le chef de l'Etat gabonais aurait subi une hémorragie lors de son transfert par avion en Espagne.

Il est accompagné à Barcelone de membres de son entourage, dont sa fille, Pascaline Bongo.

Un porte-parole de la clinique Quiron a confirmé à l'AFP que M. Bongo se trouvait dans ses murs, mais a refusé de livrer tout détail sur son état de santé, soulignant que "la famille ne fait aucun communiqué".

Une source officielle gabonaise a indiqué jeudi à l'AFP à Libreville sous couvert de l'anonymat que le président était en vie.

Des sources proches du pouvoir gabonais ajoutent que le président a "subi une intervention chirurgicale ces derniers jours" mais qu'il "va mieux".

Une source française spécialiste des questions africaines a confirmé à Paris l'hospitalisation d'Omar Bongo à Barcelone. "Il était, hier soir tard, (mercredi) en vie et conscient", a indiqué cette source à l'AFP.

La présidence gabonaise avait annoncé le 6 mai dans un communiqué que M. Bongo Ondimba, avait décidé le même jour "la suspension momentanée de ses activités" de chef d'Etat, et que "de ce fait, toutes les audiences présidentielles (seraient) suspendues jusqu'à nouvel ordre".

Selon ce communiqué, le président gabonais voulait "se ressourcer dans le repos" après avoir vécu pendant "plus de trois ans (...) une épreuve particulièrement difficile avec la maladie de son épouse" Edith Lucie Bongo Ondimba", décédée le 14 mars à Rabat.

Le président Bongo n'est plus réapparu depuis en public au Gabon, petit pays d'Afrique équatoriale riche en pétrole, où sa santé est un sujet tabou.

Aucun dispositif policier n'était visible devant la clinique Quiron, qui dispose de plusieurs services et spécialités chirurgicales, selon un photographe de l'AFP sur place.

A quoi donc sert encore l’A.M.P. ?



Avez vous compris le message de Joseph Kabila?

Kinshasa, 20/05/2009 / Politique
La préoccupation exprimée par le Chef de l’Etat de rechercher encore ne serait-ce qu’un petit groupe de quinze collaborateurs sûrs et compétents qui puissent l’aider à bien mener le programme de la reconstruction du pays interloque l’opinion nationale au point de susciter la pertinente réflexion ci-après d’un cadre du parti présidentiel dans la diaspora congolaise en France.

Rangot dixit:La diaspora de Manchester en Grande Bretagne discute et en parle.
Monsieur le Président nous ferait il comprendre que tous ces collaborateurs ont encore la mentalité que nous ne cessons de condamner. Il veut nous parler du changement de mentalité surtout dans les postes clefs. Actuellement, en RDC, les gens font de la politique pour s'enrichir. Le grand besoin du peuple congolais serait de voir ses repésentants politiques défendre leurs intérets. Dans un de mes articles précédents: l'Afrique et la Politique je disais ceci: L’ambition, le pouvoir, l’argent, fascinent la plupart de nos contemporains, et ainsi la politique et ses acteurs ont pris une place considérable dans le quotidien médiatique et celui des discussions. A quoi sert la politique?

S'il faut changer toute l'équipe, Monsieur le Président sait bien ce qu'il a afaire. Mais ou se cacherait le mal dans les collaborateurs du Chef de l'Etat? J.K. Kabange sait bien que dans l'AMP il ya bien des gens sur qui il peut compter. Que cache donc ses dires? Le petit frere tient la réponse entre les dents.

Rangot Tsasa

Wednesday, 20 May 2009

Silvio Berlusconi

Les soubrettes de Silvio Berlusconi fachent la First Lady italienne

Le goût immodéré du Cavaliere pour les belles femmes aura t’il raison de l’empire de la famille, un gâteau à 5,4 milliards d’euros?

Lu pour vous,
Rangot Tsasa

L'Afrique et la Politique


L’Afrique

L’Afrique est le deuxième continent au monde par sa population ou le deuxième. Si l’on considère l’Amérique comme étant un continent et non deux continent, l’Afrique serait troisième, par sa superficie après l’Asie.

En incluant les Iles la Superficie de l’Afrique est de 30.221.532 Kilomètre carré. Ce qui revient a dire que les Africains représentent 15.54% de la population mondiale.

De nombreux conflits sont présents en Afrique :

· conflits dits "ethniques" dont les causes de certains sont attribuées au tracé des frontières ne tenant que très peu compte de l'histoire et de l'organisation sociétale des diverses composantes culturelles du continent africain;

· conflits dits "politiques" du fait de gouvernements irresponsables faisant passer les intérêts des dirigeants avant ceux des populations locales en dépit de leur pauvreté morbide;

· conflits dits "sociaux politiques" dus à cette extrême pauvreté;

· des guerres civiles aux enjeux internationaux éclatent pour le contrôle des matières premières dont la commercialisation n'enrichit que rarement les populations locales.

L'Afrique est le continent le plus ravagé par les conflits. Selon l’Atlas stratégique 2008, sur 35 conflits graves répertoriés dans le monde, 13 sont situés en Afrique, où 15 pays sur 53 sont concernés par une « crise d’intensité moyenne à haute ». Le premier fournisseur d'armement en valeur à l'ensemble du continent étant entre 1998 et 2005 la France et en volume la Russie .

Ces divisions nationales sont les premières sources de guerres et de conflits dans le monde. C’est un fait, que vous le vouliez ou non. A qui profitent ses multiples conflits ?

Nous nous sommes toujours posés la question de savoir pourquoi le développement en Afrique c’est synonyme de pauvreté. L’on constate que dans nos pays, il existe vraiment un grand écart entre les riches et les pauvres. Devons nous condamner les régimes en place depuis nos indépendances ou alors condamner les dirigeants au pouvoir. Ce qui me pousse a parler d’abord du néocolonialisme : Cela désigne l'attitude politique, impérieuse, d'un pays face à une de ses anciennes colonies. Ce qui pourrait nous amener a dire que cela est aussi une des raisons qui fait que nos pays ne se développent pas car ils viennent piller et tout le reste ne leur concernent pas.

Le continent africain possède tous les atouts pour égaler les autres puissances économiques du monde car il a le potentiel humain et les richesses naturelles. Le continent africain dispose également des terres cultivables.et les matières premières dont nous pouvons bien énumérer. Ce qui revient a dire que l’Afrique peut bien s’auto suffire a elle-même. Regardez la RDC sous cet angle la et réagissez. Un bon diplomate et gérant suffisent pour déclencher l’éclair au firmament. N’avons-nous déjà pas trouvé l’homme? Pendant ce temps, il cherche des collaborateurs et nous pourrissons quelque part avec nos idées.

La Politique

S’il faut jeter un coup d’œil sur ce qui se passe en République Démocratique du Congo, il semblerait que la politique est devenu un centre d’intérêts personnels. La plupart des gens sont attirés par le pouvoir. Le pouvoir social, le pouvoir de l’argent, le pouvoir au sein d’un parti, d’une organisation sont les formes les plus popularisées de pouvoir dans les sociétés modernes. Et également, l’histoire, entrecoupée de guerres horribles et sanglantes, nous rappelle que la politique est responsable des pires atrocités que l’humanité ait connues. Ainsi, les guerres résultent directement et principalement de la division des territoires en nations particulières, en groupes communautaires, en groupes de pensée qui ne se rencontrent jamais que dans le conflit d’intérêts limités et fragmentés. Tout cela c’est la politique. Et alors le peuple dans tout cela…

L’ambition, le pouvoir, l’argent, fascinent la plupart de nos contemporains, et ainsi la politique et ses acteurs ont pris une place considérable dans le quotidien médiatique et celui des discussions. A quoi sert la politique?

Raphael Ngoma Tsasa

Tuesday, 19 May 2009

Evoloko Laya Lay

Biographie d'Antoine Nickel Evoloko

Antoine Evoloko est né à Kinshasa le 19 mai 1954.
Sa carrière musicale débute à 15 ans alors qu'il fréquente les bancs du collège dans le groupe Le Map'S Iyambole, un groupe de la commune de la Gombe (ex-Kalina) dont les fondateurs furent Flory Muibu et William Bobabo.
Les Map's était parmi les orchestres qui faisaient la pluie et les beaux temps à l'époque dont Thu-Zahina et Zaïko Langa Langa aux Perruches Bleues (Chez Gérard Kazembe). C’était un groupe apprécié par les jeunes de cette période et qui a fait mordre la poussière à plusieurs reprises à Zaïko. On y retrouvera également le Poète Gina Efonge et Vickyris parmi les chanteurs.
Pour déstabiliser ce groupe de Kalina, les mécènes de Zaïko se sont décidés de prendre Antoine Evoloko pour renforcer l’attaque-chant. Pour Vickyris : «Je peux vous dire franchement qu’avant qu’Evoloko Anto et Gina wa Gina fassent partie de Zaïko Langa Langa, l'attaque chant de ce groupe était nul, hormis Jules Presley dit Papa Wemba qui se démarquait».
C'est ainsi qu'Evoloko se retrouva dans Zaïko Langa-Langa et sa première œuvre "Charlotte Adieu n'Athénée" est la 1ère chanson qui marque et donne une orientation au nouveau groupe. Il devient Antoine Nickel Evoloko !
Evoloko se révela très vite un chanteur de talent et un leader incontesté.
Le Zaïko, jusqu'alors, se place dans la lignée de Los Nickelos et de Yéyé National quant au style. En 1971, Corneille Jean-Pierre "Gina" Efonge, l'ami et copain d'école d'Evoloko, est à son tour enrôlé dans Zaïko Langa-Langa, sous l'impulsion de Ya Gaby. Gina, à son arrivée, impose le "Soum-Djoun" de Rochereau au grand dam des anciens du BelGuid. Et le tube "Consolation" marque cette nouvelle orienation. Antoine Nickel lance alors Francine Keller.

Lu pour vous,

RRangot Tsasa

Les Francs-maçons gouvernent-ils la France ?


Les Francs-maçons gouvernent-ils la France ?

Les Francs-Maçons constituent-ils un réseau d’influence tel que rien dans ce pays ne se décide sans leur aval ? Oui ! Et non ! C’est la seule conclusion qu’on peut tirer après avoir vu le documentaire de Pascal Catuogno que Canal+ diffuse ce soir.

Sujet en or pour la presse et pour les amateurs paranoïaques d’occultisme, de Dan Brown et autres contempteurs illuminés des illuminati, qui s’intéresse aux Francs-Maçons hormis les Francs-Maçons eux-mêmes et Sophie Coignard ?

Prêter au Francs-maçons plus que ce qu’ils ne peuvent rembourser (mais on ne prête qu’aux riches, n’est-ce pas ?) en dit plus long sur leurs ennemis que sur eux-mêmes. Ces derniers devraient juste méditer que sans les Francs-maçons, figure rêvée - et longtemps persécutée - de l’ennemi intérieur, leurs farouches adversaires n’existeraient pas. Et ce n’est pas juste une figure de rhétorique.

Il faut dire qu’avec leurs rituels désuets, que d’ailleurs Pascal Catuogno a eu l’autorisation de filmer, leur faux-vrai culte du secret (Vous en êtes ? Si je l’étais je ne vous le dirais pas…), ils entretiennent un mystère pourtant éventé depuis bien longtemps.

Alors, certes, « on » dit que Gérard Larcher a été élu au perchoir du Sénat grâce à eux, que Gérard Collomb a accédé à la présidence de la communauté urbaine de Lyon grâce à eux. Dans ce film on ne dit ni ne dédit. On admet, on dément du bout des lèvres, mais on ajoute raisonnablement qu’ils exercent leur influence comme d’autres groupes d’intérêts, de pression. Il faudrait être bien naïf pour s’imaginer qu’autour de ce gâteau qu’on appelle le pouvoir, seuls les maçons banquettent.

Pourquoi d’ailleurs devrions-nous nous opposer à l’existence de tels groupes qui préfèrent pratiquer la réflexion plutôt que lancer des anathèmes ? Rappelons que si Nicolas Sarkozy est revenu un tant soi peu sur le fumeux concept de « laïcité positive », les Francs-maçons n’y étaient sans doute pas pour rien, de même en ce qui concerne la légalisation de l’avortement ou la suppression de la peine de mort, sujets qui mobilisent la société entière.

Des scandales les éclaboussent que Pascal Catuogno ne se garde pas de dénoncer. Il évoque le « dossier corse », ainsi nommé parce qu’en 2000, le grand maître du Grand Orient de France, Simon Giovannaï, aurait prêté une oreille, disons attentive, au nationalistes corses…

Mais, pourra-t-on rétorquer, il est somme toute assez rassurant qu’on connaisse ces affaires dans lesquelles des maçons sont impliqués. Que la lumière soit faite sur tous les scandales de la république, on attend que ça. Mais on n’en est pas là !

Le film de Pascal Catuogno est éclairant. Non pas parce qu’il contient des révélations, mais parce qu’il met en évidence la grande force des « frères » : la mise en scène d’une opacité savamment dosée. Le flou - entretenu par les maçons eux-mêmes - sur leurs activités est leur plus fidèle allié. Et leur meilleur ennemi.

Lu pour vous,
Rangot Tsasa

Monday, 18 May 2009

RDC: Des chambardements s’annoncent...

Il s’annonce pour le mois de juin prochain assurément un chambardement dans l’appareil du pouvoir au regard des signaux que le Chef de l’Etat lui-même en donne en commençant par annoncer sa quête de quinze collaborateurs sûrs, ce qu’il prépare sans doute dans le retrait qu’il a pris à Lubumbashi.

KabilaDepuis le temps que se propage la rumeur sur un profond réaménagement de l’appareil du pouvoir auquel s’apprête à procéder le président de la République, l’air se révèle de plus en plus irrespirable au sein du landerneau politique. L’at­mosphère risque de virer carrément à l’étouffe­ment à présent que le chef de l’Etat vient de pré­ciser, à la faveur d’une interview au journal belge « Le Soir », son intention de faire bouger les si­gnes dans les différentes structures qui partici­pent à la gestion du pays.

Ce sera donc en juin prochain que Joseph Kabila dévoilera son plan de bataille pour le par­cours restant de son quinquennat, à travers la mise en place de l’équipe de choc à la composi­tion de laquelle il a dit continuer de réfléchir.


15 personnes engagées

A en juger par le ton qui perce à travers cette inter­view, il apparaît que le prési­dent de la République ait at­teint aujourd’hui le point de non-retour au regard des promesses électorales et du che­minement de son programme dans un contexte pour le moins délicat que ni lui ni per­sonne d’autre à l’époque ne pouvait imaginer. D’où cette sorte de désenchantement en reconnaissant que le chemin à faire est encore 1ong tout en le tempérant par une pointe d’assurance que « l’es­sentiel est d’avoir com­mencé ».

De cette perception de la situation qui, si elle n’in­cite pas à l’euphorie, ne sau­rait pas non plus conduire à l’abattement, Joseph Kabila dégage un formidable chal­lenge qui exige la combinai­son d’une vigoureuse prise de conscience collective et une forte concentration d’engage­ment dans le chef des hommes et des femmes sur les­quels repose la responsabilité d’aider le chef de l’Etat à l’accomplissement du vaste des­sein qu’il rappelle avoir conçu pour le pays, à savoir « la paix, la réconciliation et le déve­loppement ».

Or, à cet égard, le pré­sident de la République donne à conclure que bien peu de ceux qu’il a choisis pour oeuvrer à ses côtés aussi bien dans son cabinet et à l’Exé­cutif que dans les instances de la coalition qui le soutient pourraient se prévaloir d’avoir mérité de sa confiance.

Aussi retire-t-on l’impression que Joseph Kabila traîne comme un boulet cette insatisfaction du travail accompli par bon nombre de ses collaborateurs, et cette frustration de ne pou­voir réellement jurer que sur la portion congrue du large éventail du personnel politi­que.

Si bien que cette insis­tance sur la nécessité pour lui de disposer d’un minimum de 15 personnes dûment déter­minées pour l’épauler dans son immense tâche apparaît désormais comme une véri­table obsession qui ne laisse place à aucun doute sur sa « rage » de secouer le cocotier, exercice qui ne manquera sû­rement pas de réserver quel­ques surprises de taille.

En effet, Lorsqu’une première fois dans une inter­view au « New York Times », il avait indiqué n’avoir pas encore trouvé ces 15 « croi­sés » qu’il estime devoir lui suffire pour « transformer » le pays, pour bon nombre d’ob­servateurs, le chef de l’Etat avait certainement force le trait. Eh bien non, Joseph Kabila était bien en phase avec ses propos. A preuve, cette deuxième interview, cette fois-ci au journal belge « Le Soir », au cours de la­quelle il a enfoncé le clou: la sélection « in petto » des 15 va­leurs sûres dont il a besoin se poursuit.

Qui seront-elles ?

Deux indications puisées dans l’interview livrent la clé de l’idée que le président de la République se fait des 15 personnalités hors du commun qu’il s’efforce de dénicher parmi la multitude qui hante les allées du kabilisme. Première évidence à mettre en relief: la pratique des hommes ne s’improvise pas. Elle s’exerce à travers une minutieuse observation qui s’affine au fil du temps.

Deuxième évidence qui saute aux yeux: la con­naissance d’un individu ne résulte pas d’une rencontre furtive. Elle procède de con­tacts permanents ou suivis grâce auxquels se révèle au bout du compte la personnalité de l’autre.

Ceci revient à considé­rer que le critère détermi­nant qui va guider le chef de l’Etat dans le choix des 15 « supermen » repose essen­tiellement sur « la bonne con­naissance de la personne » au terme d’une période rai­sonnable d’observation por­tant en l’occurrence sur les capacités de travail et l’in­tégrité morale de celle-ci.

En clair, le président de la République n’est pas à la recherche « d’oiseaux ra­res » qui descendraient d’on ne sait quelle planète. Il est seulement en train de se li­vrer à une revue des effec­tifs parmi ceux et celles qu’il connaît pour les avoir déjà vus à l’oeuvre ici et là, avant de procéder par élimination pour n’en retenir que 15 qu’il aura vraiment jugés dignes de faire partie du club restreint des « hommes du Président ».

Où seront-elles placées ?

En suivant attentive­ment, sur le sujet, les deux interviews accordées par le président de la République à un mois d’intervalle respecti­vement au « New York Times » et au « Soir », l’on se rend compte que ce qui désole Jo­seph Kabila n’est pas tant l’étendue du champ pour dé­plorer l’insuffisance d’ouvriers, mais essentielle­ment la pénurie d’ouvriers qualifiés au regard de la na­ture des produits à cultiver.

La qualité plutôt que le nombre, ainsi pourrait-on résumer à cet égard la quête du chef de l’Etat. Et ce, en fonction des exigences liées aux défis à relever pour mener à bonne fin les 5 chantiers de la Républi­que, exigences au nombre desquelles la bonne gouvernance et la tolérance zéro en mature d’impunité occupent une place prépondérante.

D’où la formule que l’on peut prêter à Joseph Kabila sans trahir sa pensée : « l’homme qu’il faut à la bonne place », autrement dit à titre illustratif, si le ministère de la Santé est bien la place qu’il faut pour un médecin en rai­son de la comptabilité des com­pétences, ce n’est pas forcement la bonne place pour un médecin dès lorsque ce der­nier révélerait dans son com­portement des penchants in­dignes non seulement du médecin qu’il est, mais aussi de l’homme d’Etat qu’il est censé être.

Bref, au-delà de la sym­bolique du chiffre 15, ce sont des hommes et des femmes qu’il aura personnellement pis­tés depuis quelque temps, compétents bien sûr, tra­vailleurs. « 24 heures sur 24 », soucieux du bien-être de la po­pulation à l’instar du président lui-même – « Je ne veux exé­cuter que la volonté de notre population », a-t-il martelé dans l’interview –, et imper­méables à la corruption que Joseph Kabila s’apprête à pla­cer au bon endroit, c’est-à-dire là ou en toute confiance il les juge aptes à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Il est à espérer que cette sélection qui s’annonce parti­culièrement rigoureuse offrira au peuple congolais une bro­chette de gestionnaires de la respublica d’un type nouveau pour véritablement incarner dans leur agir le renouveau attendu de la RDC.